Du col de Hải Vân à Nguyễn Sỹ Cương : comment le Vietnam accélère-t-il la surveillance des médias sociaux?

Des débats autour de l’affaire Nguyễn Sỹ Cương aux contenus qui ont fait parler d’eux concernant le col de Hải Vân, la question de la surveillance des médias sociaux au Vietnam soulève désormais un grand point d’interrogation : qui décide réellement si un contenu peut rester affiché sur l’écran des utilisateurs? Car pour l’utilisateur, une publication n’est peut-être qu’une simple mise à jour de statut; mais pour les autorités de régulation, elle peut devenir un contenu devant être examiné, restreint ou supprimé.

Le Vietnam ne cache pas son intention de renforcer la gestion de l’espace numérique. En 2025, les autorités ont indiqué que Facebook, YouTube et TikTok avaient supprimé ou bloqué plus de 92 % des contenus pour lesquels une intervention avait été demandée. En 2026, la police a continué de prendre des mesures à l’encontre des comptes soupçonnés de publier des informations fausses ou des contenus contre la loi. Les réseaux sociaux sont-ils donc toujours une « place publique libre » ou sont-ils en train de se transformer en un espace où le bouton masquer, bloquer, supprimer compte désormais un nouvel acteur puissant?

La gestion de la désinformation est une nécessité réelle, mais la frontière entre la protection de la collectivité et le contrôle de la liberté d’expression doit toujours être examinée à la lumière de la transparence. Si une publication disparaît, les utilisateurs ont le droit de savoir pourquoi elle a disparu, sur quelle base cette décision a été prise et qui en est responsable. Car à l’ère numérique, contrôler le contenu n’est pas difficile; ce qui est bien plus difficile, c’est de convaincre le public que ce contrôle est réellement équitable.

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