Le 2 septembre, les rues du Vietnam étaient pavoisées de drapeaux et les célébrations battaient leur plein. Mais à plusieurs centaines de kilomètres de là, en mer de Chine méridionale, une toute autre histoire se dessine. Selon Reuters, la Chine a achevé la première phase de construction sur le récif de Hải Sâm ; des images satellites montrent une structure artificielle de près de 6 km de long, dotée de nombreuses infrastructures notables.

Ce qui est frappant, c’est le contraste : sur la terre ferme règne une ambiance de fête, tandis qu’en mer se dressent des ouvrages en béton, des ports et des structures pouvant servir à des fins stratégiques. L’AMTI avait auparavant estimé la superficie des terres remblayées à environ 6,02 km², une ampleur suffisante pour que Hai Sam puisse devenir l’un des plus grands avant-postes de la Chine en mer de Chine méridionale.
Le Vietnam a fait part de son opposition et a exigé l’arrêt des activités de construction que Hanoï juge illégales. La question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non célébrer la fête nationale, mais plutôt de se demander si, au milieu de la musique, des drapeaux, des fleurs et des vœux de félicitations, on porte suffisamment le regard vers le large. Car la souveraineté ne se renforce pas par des slogans ; elle réside aussi dans la capacité à surveiller, à réagir et à protéger les intérêts nationaux face aux changements quotidiens sur le terrain.










